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ORIGINE STUDIO (81)

Sylvie est une de nos guerrière...

Elle s’entraîne 4 fois par semaine avec davantage de régularité qu’une montre suisse, et ce depuis un long moment. Le matin en plus la plus part du temps. Comme dans 6h00 du matin. Elle est une de nos membre fondateurs au Studio, et est possédée d’une motivation qui ferait rougir la plus part des entraîneurs.

C’est la raison pour laquelle j’ai été surpris qu’elle me confie, à notre réouverture, combien elle trouvait angoissant chaque fermetures que nous avons subit due à la pandémie dans les dernières années, et combien elle étaient anxieuse à chaque fois que venait le moment de se remettre en branle. Surpris initialement seulement, car j’ai pu me rappeler à ce moment là, combien d’ardents convaincus étant inscrits au studio en Mars 2020 qui ne sont jamais revenu à l’entraînement lors de la premières réouvertures, et combien ont réussi à se remettre en branle en septembre 2020 seulement, tout juste à temps pour la seconde fermeture. Cette réflexion m’a aussi remémoré combien de fois j’ai du, dans ma carrière, relancer ad-nauseam des personnes qui manifestait un clair intérêt pour débuter une mise en forme et une prise en main, pour les voir figurativement rebrousser chemin au moment d’ouvrir la porte du Studio.

Ça m’a rappelé ce que ça représente pour beaucoup de gens, l’anxiété de venir ou de revenir au Gym.


Un phénomème bien réel, et bien plus répandu qu'on le croit

L’angoisse de s’inscrire dans une salle de sport ou d’y retourner après un arrêt peut être paralysante. L’anxiété que l’on y ressent peut être liée aux performances, à l’aspect sociale ou à l’acceptation de notre propre image corporelle.

Tout d’abord, qu’est-ce que l’anxiété liée au Gym. L’anxiété liée à la salle de sport est le sentiment de nervosité, de peur ou d’appréhension que ressentent les gens lorsqu’ils pensent à s’inscrire dans une salle de sport ou à y retourner. Cela peut être dû à de nombreuses raisons telles que

-La peur de ne pas savoir quoi faire ou comment utiliser les équipements

-La peur d’avoir l’air stupide ou de se sentir incompétent(e)

-La peur de ne pas être capable de suivre les autres et de ralentir le groupe

-La peur que votre corps ne réagisse plus comme avant, après une interruption de l’entraînement, ou qu’il ne réagisse tout simplement pas et qu’on soit l’exception pour qui l’entraînement ne fonctionne pas.

-La peur de se sentir intimidés à l’idée de se changer dans le vestiaire ou de côtoyer des personnes plus athlétiques que nous le sommes.

Ces peurs sont biens réelles, vous ne les imaginez pas. Non pas qu’elle soient fondées sur une quelconque réalité, mais en ce qui concerne votre système nerveux et votre taux de Cortisol, l’impact en est bien là.

Et même si l’on tente de vous rassurer et de vous convaincre de ne pas vous inquiéter, que personne ne vous regarde, qu’une fois démarrer, tout ira sur des roulettes, cette angoisse prend le contrôle et nous envois dans une spirale de paralysie au sens figurée: on ne fait rien. On veut. On sait qu’on peut. Mais on ne fait rien, on reporte. On s’invente des contraintes, des contre-temps. Et le temps passe.

Pas seulement un problème pour les néophytes

Si l’anxiété du gym est vrai pour les gens qui contemple l’idée de se mettre en forme pour la première fois, elle l’est tout autant pour ceux qui s’entraînaient déjà et doivent s’y remettre. L’anxiété du gym est d’ailleurs une raison fréquente d’abandon de gens qui on déjà réussi de peine et de misère à débuter un programme d’entraînement, pour ensuite devoir arrêter temporairement à cause d’une blessure, d’un soucis monétaire temporaire, de l’horaire de soccer chargé de Junior ou encore de la dernière pandémie de Covid-19.

C’est la raison pourquoi n’importe quel entraîneur digne de ce nom s’acharne à tenter de vous raccrocher dans un tel cas, et multiplie les suggestions pour vous convaincre de ne pas prendre de pause. Son salaire court-terme peut en dépendre, mais croyez moi quand je vous explique que son ardeur à vous garder accroché vient beaucoup mois de la crainte de manquer de travail, et bien davantage du fait qu’il a vue neiger, et comprend à quel point la pente sera difficile à remonter de votre coté.

Mais même si cette obstacle est de taille, Il existe des moyens de contrer ces angoisses et arriver à finalement passer la porte principale du centre d’entraînement pour entamer la remise en forme que vous souhaitez ardemment, tout au fond de vous!

5 Façons de contrer cette anxiété qui vous empêche d'agir pour le mieux

1) Gérez votre dialogue interne

Avant d’aller à la salle de sport, gérez votre dialogue interne. Dites-vous que tout va bien se passer. Rappelez-vous que vous êtes capable et que vous vous êtes préparé pour ce moment. Vous ne saurez peut-être pas quoi faire en arrivant, mais ce n’est pas grave, tout le monde commence quelque part

Dites-vous qu’il est naturel de se sentir un peu anxieux dans une nouvelle situation, mais que ces sentiments se dissiperont dès que vous commencerez à bouger. Rappelez-vous que tous les participants de la salle sont là pour leurs propres raisons et qu’ils ne vous jugent pas.

Concentrez-vous sur votre respiration et prenez de grandes inspirations avant de commencer. Cela vous aidera à vous recentrer et à calmer vos nerfs

2) Cherchez à bâtir votre confiance

Avant de débuter l’entraînement, et avant même de vous inscrire à un gym ou un studio, passez le visiter. Visiter les lieux, même si ce n’est que pour quelques minutes, vous permettra de vous approprier l’environnement. Familiarisez-vous avec la salle, l’équipement et le personnel. Cela vous aidera à prendre confiance en vous avant même de commencer

Portez des vêtements qui vous permettent de vous sentir bien dans votre peau lorsque vous vous entraînez. Achetez des vêtements sports dans lequel vous vous sentez en confiance. Si vous vous sentez en confiance, cette confiance se répercutera sur votre séance d’entraînement et vous aidera grandement à diminuer votre anxiété.

3) Ajustez vos attentes et tracer un plan

Lorsque vous débutez, il est important d’ajuster vos attentes et d’établir un plan. Cela vous aidera à rester sur la bonne voie et à ne pas vous laisser déborder. Lorsque vous devez reprendre après une pause, c’est un aspect encore plus important, puisque vous avez connaissance de cause de ce qui devrait suivre. Vous avez des attentes. Ceci dit, vous devez gérer ces attentes. La réalité de votre condition physique n’est pas la même qu’au moment ou vous avez arrêté, et vos niveaux de dopamine et d’endorphines ne le sont probablement pas non plus. Ceci aura une impact sur votre facilité à bouger avec l’intensité précédente et sur votre motivation intrinsèque. Bien que vous êtes probablement loins de recommencer au tout début en matière de progrès, traiter votre plan comme si c’était le cas vous permettra d’être agréablement surpris plutôt que désagréablement déçu. Commencez par de petits objectifs que vous pourrez facilement atteindre. Traitez votre entrée ou votre retour au Gym comme un échauffement. Simplement vous présenter au Gym, ou à un cours de groupe, sans aucune attente et en acceptant de donner seulement 50% d’effort, serait déjà un excellent début. 

Même Cary Price se fait donner quelques lancés faciles en début de période d’échauffement pour bâtir sa confiance et éveiller ses sens.

N’essayez pas d’en faire trop, trop vite, et fixez-vous des objectifs intermédiaire pour étayer le parcours vers votre objectifs principal. Rien de grandiose n’arrive dans la première semaine ni même dans le premier mois, mais chaque pierre que vous poserez servira de fondation. Si vous cherchez à perdre du poids, simplement bouger et avoir chaud vous aura déjà rapproché de votre objectif: vous mettre en branle, afin d’éventuellement bouger plus intensément, question de renforcer votre système cardiovasculaire et pouvoir produire éventuellement plus d’intensité en poursuite d’une dépense calorique élevée. Si vous ne commencez pas par simplement bouger et avoir chaud, il n’y aura probablement jamais de dépense calorique élevée. Idem pour l’objectif de s’entraîner sans douleur; on doit pouvoir adresser les blessure, et pour cela on doit corriger la posture, chose qui sera difficile à faire si on ne s’attaque pas aux raideurs musculaires et au manque de contrôle. On doit pouvoir prendre part à des séances correctives de plus basse intensité afin de mettre les bases.

Au fur et à mesure que vous atteindrez ces objectifs, vous gagnerez en confiance et en dynamisme. Mettez-vous progressivement à l’épreuve, mais sans courir (au sens figuré). Si vous essayez d’en faire trop à la fois, vous finirez par vous sentir dépassé et découragé.

Établissez un plan d’attaque avec une hiérarchie d’objectifs, du plus petit au plus grand. Puis passez progressivement à des objectifs de plus en plus ambitieux. Par exemple, si votre objectif est de courir un marathon, commencez par courir quelques kilomètres par semaine. Puis augmentez progressivement votre kilométrage au fil du temps. Un Entraîneur-Kinésiologue pourrait vous aider dans cette tâche en réalisant avec vous une évaluation biomécanique et une planification d’objectifs concrets et réalistes. Faites-en la demande.

4)Prenez un entraîneur, trouvez-vous un compagnon d’armes, ou faites les deux!

Lorsqu’il s’agit de réduire l’anxiété, prendre un entraîneur peut être l’une des meilleures décisions que vous n’aurez jamais prises. Un bon entraîneur personnel vous aidera à apprivoiser le gym en vous apportant soutien et conseils, ainsi qu’une expertise sur la façon d’utiliser l’équipement et de s’entraîner correctement. Il peut également vous responsabiliser, ce qui est essentiel pour suivre un programme, et vous mettre en contact avec d’autre membres lors de discussions de salle, permettant de vous intégrer facilement dans le nouvel environnement.

Un entraîneur peut être également une source de réponses à vos questions, questions qui pourraient être racines d’anxiété si elle ne sont pas répondue. Un bon entraîneur est un Coach, c’est à dire qu’il vous prend sous son aile et a non-seulement votre entraînement à coeur, mais chercher à impacter positivement tout ce qui tourne autour de votre entraînement: humeur, émotions, récupération, sommeil, hydratation, alimentation, lifestyle.

Si vous ne vous sentez pas à l’aise de travailler avec un entraîneur personnel tout de suite, trouvez un ami déjà actif ou qui souhaite également débuter l’entraînement, et inscrivez-vous ensemble au gym ou au studio. La présence de quelqu’un à vos côtés contribuera à réduire votre anxiété et à rendre l’expérience plus amusante. De plus, les amis sont un excellent soutien moral durant les moment ou l’on se sens moins motivé.

5) Visez l’entraînement en groupe

L’anxiété prospère dans l’isolement, donc l’une des meilleures choses que vous pouvez faire pour la réduire est de trouver une séance d’entraînement en groupe qui correspond à vos intérêts. Rejoindre une équipe vous permet non seulement de bénéficier d’un système de soutien, mais aussi de socialiser et de vous amuser tout en faisant de l’exercice.

Qu’il s’agisse d’un club de boxe, d’un cours de danse, d’une équipe de football, ou d’un cours d’entraînement fonctionnel, faire partie d’un groupe vous aidera à rester motivé et responsable, tout en vous donnant un sentiment d’appartenance.

C’est une des raison de la popularité grandissante des formules d’entraînement fonctionnel en groupe de la dernière décennie; la sensation de partager une expérience exigeante avec d’autres, d’être dans le même bateau et de de ramer tous ensemble, est un multiplicateur de confiance et d’appartenance. Et lorsque vous avez l’impression de faire partie de quelque chose de plus grand que vous-même, faire de l’exercice devient plus agréable et moins une corvée.

Quel est la pire chose qui pourrait arriver?

L’anxiété est frustrante, particulièrement parce qu’on arrive mal à la justifier rationnellement. C’est pourquoi le meilleur des remède passe souvent par une question toute simple:

“Quelle est la pire chose qui puisse arriver ?” devrait être la question qu’on se pose lorsqu’on hésite à entrer dans un studio pour une visite, ou quand on hésite à rejoindre un gym ou un programme d’entraînement qui nous intéresse.

La réponse ? Probablement pas grand-chose. Les salles de sport sont remplies de personnes qui sont comme vous : elles sont là pour faire de l’exercice et se rencontrer, se faire du bien et adresser des problématique dans le but ultime de s’améliorer et d’améliorer leur qualité de vie. N’est-ce pas la même chose que vous souhaitez? De devenir une meilleure version de vous même? N’est-ce pas la pourquoi vous êtes en train de lire une publication sur la gestion de l’anxiété?

En revanche, “quelle est la meilleure chose qui pourrait vous arriver” devrait être la question suivante. Et la réponse sera fort probablement “d’atteindre vos objectifs, et même de les dépasser”. Et c’est ce qui arrive dans la très grande majorité des cas, lorsqu’il y a de la constance, de l’assiduité, un plan, de l’encadrement, et de l’appartenance.

Rappelez-vous en terminant que le personnel de l’endroit que vous choisirez est généralement ravi de vous aider, et les membres sont toujours prêts à donner un coup de main ou des conseils. Ne faite pas erreur: les entraîneurs et les propriétaires qui oeuvrent dans cette industrie le font par passion, et non pas parce que c’est une industrie particulièrement lucrative. N’importe que artisan de notre industrie ferait un salaire bien supérieur pour le même niveau de compétence, dans n’importe quel domaine. C’est la passion de la mise en forme, de la relation d’aide et du puzzle bio-mécanique qui nous anime. Nous sommes tous là pour vous tendre la main et vous aider à monter à bord. Ou vous aider à remonter à bord si vous êtes tombés. Ça arrive à tout le monde de tomber.